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MaPrimeRénov' 2026, ce qui change pour votre chauffage

sanithermicsolutio
6 sept.
4 min de lecture

Dernière mise à jour : 14 oct.

Depuis le 1er septembre 2026, les règles de MaPrimeRénov' ont changé. Trois textes publiés au Journal officiel fin août ont revu la liste des travaux aidés, avec un objectif clair : encourager la sortie des énergies fossiles (fioul et gaz) au profit de solutions électriques et renouvelables.

 

Résultat : certains travaux qui étaient aidés l'an dernier ne le sont plus, et d'autres le restent sous conditions. Si vous prévoyez de remplacer votre chauffage, voici ce qu'il faut savoir avant de signer un devis, pour éviter les mauvaises surprises au moment de déposer votre dossier.


Deux façons d'obtenir MaPrimeRénov'


Il existe deux parcours, et il est important de savoir lequel vous concerne :

  • Le parcours « par geste » : vous réalisez un seul type de travaux, par exemple le remplacement de votre chaudière par une pompe à chaleur. Vous recevez un montant forfaitaire selon l'équipement et vos revenus. C'est le parcours le plus simple et le plus courant pour un changement de chauffage.

  • La rénovation d'ampleur : vous engagez un projet global (isolation, chauffage, ventilation) qui doit faire gagner au moins deux classes au DPE du logement. Les aides sont plus importantes, mais le projet doit obligatoirement être suivi par un Accompagnateur Rénov' agréé.


Ce qui reste aidé


La bonne nouvelle : la pompe à chaleur air/eau reste éligible à MaPrimeRénov' par geste. C'est-à-dire que vous pouvez bénéficier des aides même si vous ne faites que ce seul chantier, sans isoler toute la maison en même temps. Le montant dépend des revenus du foyer (montant estimatifs selon la grille tarifaire de l'ANAH au 1er septembre 2026) :

  • ménages très modestes : 5 000 € ;

  • ménages modestes : 4 000 € ;

  • ménages intermédiaires : 3 000 €.

 

La dépense prise en compte est plafonnée à 12 000 € TTC. Les ménages aux revenus les plus élevés ne peuvent pas bénéficier de MaPrimeRénov' par geste, mais restent éligibles à la prime CEE.

 

Les pompes à chaleur géothermiques restent aussi aidées, avec des montants plus élevés (jusqu'à 11 000 € pour les ménages très modestes) car leur installation coûte plus cher. La dépose d'une cuve à fioul reste également financée. C'est un point à ne pas oublier quand vous remplacez une chaudière fioul : la neutralisation ou l'enlèvement de la cuve fait partie du chantier, et elle peut être aidée en plus de la pompe à chaleur.

 

Pour savoir dans quelle catégorie de revenus vous vous situez, il suffit de regarder votre dernier avis d'imposition (revenu fiscal de référence) et le nombre de personnes dans le foyer.


Ce qui n'est plus aidé seul


Depuis le 1er septembre, plusieurs travaux ne sont plus financés par geste :

  • le chauffe-eau thermodynamique (pompe à chaleur dédiée uniquement à l'eau chaude)

  • la VMC et les autres systèmes de ventilation

  • les poêles, inserts et chaudières bois ou granulés

  • les équipements solaires thermiques (chauffe-eau solaire, système solaire combiné).

 

Ces travaux restent tout à fait possibles et souvent pertinents, mais sans MaPrimeRénov'. Certains peuvent encore bénéficier de la prime CEE ou de la TVA réduite, selon les cas. Si vous aviez un devis en attente pour l'un de ces équipements, il faut refaire le calcul de votre reste à charge.


Le gaz ne compte plus


C'est le changement le plus marquant. Pour une rénovation d'ampleur en maison individuelle, l'aide n'est plus accordée si un chauffage au gaz est conservé après les travaux. Autrement dit, si vous isolez toute votre maison mais gardez votre chaudière gaz, vous perdez l'accès à ce parcours.

 

Les pompes à chaleur équipées d'un appoint fioul ou gaz (systèmes dits « hybrides ») ne sont plus financées non plus dans ce parcours. La chaudière gaz à condensation reste autorisée à l'installation, mais elle ne donne plus droit à MaPrimeRénov'.


Les autres aides toujours en place


MaPrimeRénov' n'est pas la seule aide. Pour une pompe à chaleur, elle peut se cumuler avec d'autres subventions :

  • la prime CEE (Certificats d'Économies d'Énergie), versée par les fournisseurs d'énergie, accessible à tous les ménages quels que soient les revenus ;

  • la TVA à 5,5 % sur le matériel et la pose, appliquée directement sur le devis ;

  • l'éco-prêt à taux zéro, sous conditions, pour financer le reste à charge sans intérêts.

 

Point commun à toutes ces aides : les travaux doivent être réalisés par une entreprise certifiée RGE dans le domaine concerné (QualiPAC pour les pompes à chaleur). Sans cette qualification, aucune aide n'est versée.


Les erreurs à éviter


  1. Signer le devis ou commencer les travaux trop tôt : la demande de prime CEE doit être faite avant la signature du devis, et le dossier MaPrimeRénov' déposé avant le début des travaux. Sinon, l'aide peut être refusée.

  2. Se fier à un démarcheur qui promet une installation « à 1 € » ou une aide « garantie » : le démarchage téléphonique pour la rénovation énergétique est interdit.

  3. Choisir une pompe à chaleur mal dimensionnée pour toucher une aide : une installation trop puissante ou trop faible coûte plus cher à l'usage, faisant perdre tout intérêt économique.


Notre conseil


Ne vous basez pas sur un montant lu il y a un an ou sur un forum : les barèmes changent presque chaque année, et parfois en cours d'année. Lors de la visite pour la pré-étude, je regarde votre logement, votre installation actuelle et votre situation, puis je calcule avec vous les aides auxquelles vous avez droit, le reste à charge réel et les économies attendues. Vous savez exactement où vous allez avant de vous engager.


Sources

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